samedi 18 mars 2017

Mea Culpa pour La Cavale du Dr Destouches

Mea Culpa pour La cavale du Dr Destouches

Sur nos pages céliniennes, nous nous étions contentés de relayer les commentaires généralement malveillants suscités par la bande dessinée de Christophe Malavoy et des frères Brizzi… L'achat sur un site de livres à bon marché de La Cavale du Dr Destouches (éditions Futuropolis) et sa lecture nous oblige à mettre de l'eau dans ce vin. 
Admettons d'emblée que la couverture présentant un Céline quasimodiesque dans une ambiance gothique n'est pas une réussite. Il aurait suffit d'utiliser la quatrième de couverture à la place pour faire tomber bien des préventions. 

Une couverture plus aguichante

Disons-le aussi, ce Céline ressemble peu à Destouches, du moins il lui ressemble autant que Denis Lavant lui ressemblait dans le film tant décrié et pourtant pas si mauvais. C'est le dommage de la caricature (une grande tradition de la BD) quand elle touche à un sujet sensible, et nous y sommes sensibles… 
A part cela, ces personnages outranciers, le choix de textes réduits à l'essentiel, la place lassée aux seconds rôles – Le Vigan et Lucette, sans oublier Bébert qui a droit à deux pages et demi sans un miaou, un luxe ! – et un trait dans la lignée de Stalner ou Lauzier, font de La Cavale du Dr Destouches une bonne BD. 

L'avis des dessinateurs
Certains retrouveront l'ambiance grand-guignolesque de leur lecture de la trilogie allemande et les excès de personnages quasi-felliniens, d'autres apprécieront l'humour bien reflété et spécifique des textes de Céline… Bref, faisons notre mea culpa, nous n'aurions pas dû partager les critiques sans avoir lu cette BD qui vaut plus que ce qui en a été écrit… 
ChM

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