mercredi 19 septembre 2018

Edouard Philippe a lu Céline et s'en défend dans Des Hommes qui lisent. En réponse, la lettre ouverte de Francis Bergeron


Des Hommes qui lisent Édouard Philippe
JC Lattès, 2017, 150 pages, 15 €.
Édouard Philippe approche Céline avec précaution, nous dirions "les précautions d'usage", mais consacre tout de même un chapitre de onze pages au Voyage et de courtes allusions ici et là, dans sa sélection de livres quand il choisit Semmelweis, «déjà sombre et crépusculaire».





D'abord séduit par l'amour des beaux textes de droite que développe Monsieur not' Premier ministre, Francis Bergeron lui assène une volet de bois vert dans Présent. Lui reprochant son incohérence, il feint de s'étonner de sa lâcheté quand il renie ses convictions sur la liberté de pensée et la création littéraire. 


lundi 23 juillet 2018

Le Goncourt 1932 dans le quotidien Excelsior


Excelsior 7 décembre 1932 


AUJOURD'HUI, ATTRIBUTION DU 30e PRIX GONCOURT 


Aujourd'hui, le Prix Goncourt sera attribué pour la trentième fois. C'est à l'issue du déjeuner traditionnel que le lauréat sera proclamé. Le prix, on le sait, n'est que de 5.000 francs, mais il a pour son bénéficiaire un retentissement qu'aucun autre prix littéraire ne  connaît. Et cela explique la passion qui souvent se manifeste à propos de cet événement auquel le public s'intéresse lui aussi, avec passion.  
Les Goncourt aiment le rare, le lointain, l'inconnu ou le peu connu; Ils aiment se donner "le" plaisir de la découverte et la réputation de l'indépendance. Ils agissent loin des coteries, mais obéissent parfois à de, proches influences, comme ce fut le cas quand ils couronnèrent M. Claude Farrère patronné par Pierre Loti, les frères Tharaud et  Emile Moselly, patronnés par Maurice Barrés, Ernest Pérochon patronné par Gaston Chérau, quand celui-ci ne faisait pas encore partie des Dix. Qu'apportera, aujourd'hui, la rentrée dans leur sein d'un de leurs membres les plus actifs et les plus influents, de M. Lucien Descaves ? 
La première année de la guerre, le prix ne fut pas attribué, niais les Goncourt en décernèrent, deux en 1916, dont un à Adrien Bertrand, mort l'année suivante des suites de ses blessures, pour son ouvrage L'Appel du sol. 
On sait que le prix Théophraste-Renaudot est attribué le même jour que le Prix Goncourt par un jury de journalistes et de courriéristes littéraires.

Excelsior 8 décembre 1932



LE PRIX GONCOURT A M. GUY MAZELINE 

Le succès de son candidat lui semblait assuré depuis la dernière réunion des Goncourt. Avec M. Léon Daudet, par la plume et par la parole, il soutenait l'auteur du Voyage au bout de la nuit. Ce roman, quelques instants après, en ce même lieu, obtenait le prix Théophraste-Renaudot. Mais ceci ne remplace pas cela.
La chance du lauréat 
On sait que le nouveau lauréat du prix Goncourt eut, lundi dernier – au dernier vote du prix Femina, le même nombre de voix que M. Ramon Fernandez. Chacun en recueillit 9 et il y eut deux bulletins blancs. La voix de la présidente départagea les ex-œquo. On assure que le nom de M. Mazeline avait été écrit sur l'un des deux bulletins déclarés nuls, mais du bout d'un crayon dont la mine était cassée. A quoi tiennent les choses! A un rien qui décide au-dessus du petit cercle des plus expresses volontés humaines. 
Il l'emporta hier par 6 voix contre 3 à M. L.-F. Céline et une à M. Raymond de Rienzi. 
Né au Havre, en 1900, d'une famille d'armateurs et de navigateurs, M. Mazeline, à six ans, quitta cette ville avec ses parents pour Fort-de-France et demeura un an à la Martinique. Il commença ses études au Havre à l'institution Saint-Joseph, partit à onze ans  pour un séjour de six mois dans les îles Seychelles et vint continuer ses  classes à Paris, au lycée Condorcet et dans diverses institutions privées. De !a  marine marchande, un engagement le fit passer dans la marine de guerre. Stage sur le navire-école Magellan. Campagne de dix mois en Syrie, à bord d'une canonnière affectée au dragage des mines. 
Ayant quitté la marine pour le journalisme, il fit ses débuts à Marseille et devint, en 1927, collaborateur de l'Intransigeant, où il est actuellement chroniqueur judiciaire. 
Piège du démon fut son premier roman. Vinrent ensuite : Porte close et Un royaume près de la mer qui fut présenté l'an dernier aux Goncourt. Les Loups, dont il aurait pu tirer aisément deux volumes, auront une suite dans le Capitaine Durban. A midi 30, ce livre était chez les libraires avec la bande d'honneur Prix Goncourt 1932. Au record de la rapidité des Goncourt s'ajoute celui de l'éditeur. 

LE PRIX THÉOPHRASTE-RENAUDOT 

Le prix Théophraste-Renaudot a été attribué à. M. Louis-Ferdinand Céline au troisième tour de scrutin, par 6 voix contre 3 à M. Léopold Chauveau et une à M. Pierre-René Wolf. 
Le lauréat, qui a usé d'un pseudonyme pour être plus libre dans une langue truculente, est le docteur Destouches, qui exerce sa profession en banlieue, dans un dispensaire. Il n'écrit que la nuit, non pour son plaisir, mais pour utiliser les heures que ne lui 
prend pas le sommeil.  ROGER VALBELLE.

Excelsior 4 janvier 1933


UN CHRONIQUEUR JUDICIAIRE, UN VIRTUOSE DU VOLANT, 
UN MÉDECIN : TROIS GRANDS PRIX LITTÉRAIRES 
M. GUY MAZELINE EST CHRONIQUEUR JUDICIAIRE. LE VOICI ( x ) 
ÉCRIVANT SON ARTICLE PENDANT UNE AUDIENCE AU PALAIS 
M. RAMON FERNANDEZ EST UN VIRTUOSE DU VOLANT. C'EST EN 
SPÉCIALISTE QU'IL AUSCULTE L'INTÉRIEUR D'UNE PUISSANTE MACHINE 
QUANT A M. CÉLINE, REDEVENU LE DOCTEUR DESBORDES ( X ), 
IL SOIGNE LES MALADES D'UNE CLINIQUE DE BANLIEUE 



Les trois hommes qu'ont couronnés les trois grands prix littéraires de décembre, prix Goncourt, prix Femina, prix Théophraste-Renaudot, ne sont pas seulement des romanciers pleins de talent. Voici trois instantanés qui les ont surpris dans leur vie quotidienne. M. Guy Mazeline, l'auteur des «Loups», prix Goncourt, est chroniqueur judiciaire dans un journal du soir, métier qui lui livre bien des sujets de douloureuse et amère observation. Quant à M. Ramon Fernandez, auteur du «Pari», prix Femina, il a pu, se faisant de l'automobile une spécialité, connaître un monde qui joue un rôle important dans notre société mécanique. Et M. Céline qui, avec Voyage au bout de la nuit, a eu le prix Théophraste-Renaudot, c'est dans l'atmosphère humaine et pitoyable d'une clinique de banlieue qu'il a pu méditer sur les misères humaines qu'il côtoie et observe chaque jour.

mardi 12 juin 2018

Le Questionnaire Sandfort ou de la difficulté à traduire Céline en néerlandais


Une belle tête hallucinée de héros dostoïevskien. Joop Sandfort était un homme solitaire et génial, un être tourmenté. A maintes reprises il a souffert de dépressions ; souvent il fut traité par les neuropsychiatres. Quand, à un âge avancé, il sentait monter un accès de folie, il allait tout simplement se présenter dans une clinique proche de son domicile. En outre, il révèle ouvertement la naissance de ses sentiments pédophiles dans des souvenirs de jeunesse (inédits encore).


«La correspondance entre Céline et son traducteur néerlandais J.A. Sandfort a duré environ une année, de septembre 1933 à septembre 1934. Pendant cette période Céline envoya à son traducteur neuf lettres et une trentaine de pages de réponses à des questions de traduction. Nous publions en outre deux lettres des éditeurs Denoël et Steele, dans lesquelles ils satisfont à la demande de Sandfort les priant de lui envoyer des renseignements biographiques. Nous avons retrouvé quelques brouillons des lettres envoyées par Sandfort qui nous permettent de mieux reconstruire le déroulement de la correspondance.



Les lettres se rapportent toutes à la traduction néerlandaise de Voyage au bout de la nuit. Elles sont avant tout fonctionnelles et décrivent plusieurs stades : l'autorisation de l'auteur, la traduction proprement dite, la publication et le succès commercial. Ce sont bien sûr les problèmes de traduction qui sont le plus longuement abordés.
La découverte de cette correspondance est le résultat de recherches assidues et de notre intérêt grandissant pour le traducteur. Aux Pays-Bas, on s'épuisa souvent ces dernières années en louanges quand il fut question de Sandfort. On ne put que fantasmer sur l'existence d'une correspondance entre lui et Céline. Il s'est trouvé que les archives personnelles de Sandfort existaient encore et que les lettres de Céline étaient en effet remarquables.
Josephus Adrianus dit Joop Sandfort naquit à La Haye le 9 décembre 1893. Il doit sa renommée à la traduction néerlandaise de quelques chefs-d’œuvres de la littérature mondiale ainsi qu'à l'introduction en Hollande de quelques auteurs devenus célèbres depuis. La traduction qui lui vaut la réputation de primus inter pares parmi les traducteurs est celle de l'œuvre de Rabelais. Elle paraît en deux tomes en 1931 et en 1932, est partout louée, et considérée comme un chef d'œuvre.
Après la Seconde Guerre mondiale, Sandfort se voit confier la traduction de quelques ouvrages prestigieux – André Gide, Marguerite Yourcenar, D.H. Lawrence, Maxime Gorki –, mais la plupart de ses travaux concerne une littérature plus populaire.
Si dans certains cercles littéraires il est considéré comme le pionnier génial ayant pris en compte Céline et Yourcenar, il a du mal auprès des éditeurs à " placer " une traduction. Ayant proposé par exemple les traductions de James Joyce et du sociologue Thorstein Veblen, il est partout éconduit. En 1958, vers la fin de sa vie, un éditeur lui écrit qu'il payera ses travaux de traduction, " même s'il faut dire que vous connaissez peut-être les langues germaniques, mais certainement pas le français ! " Joop Sandfort, qui avait fait des études d’économie et de français, traduisait vite et parfois de façon intuitive : " C'est curieux, des fois je traduis sans comprendre et si je me relis, je comprends, et la traduction se trouve être acceptable ". Joop Sandfort était un homme solitaire et génial, un être tourmenté. A maintes reprises il a souffert de dépressions ; souvent il fut traité par les neuropsychiatres. Quand, à un âge avancé, il sentait monter un accès de folie, il allait tout simplement se présenter dans une clinique proche de son domicile. En outre, il révèle ouvertement la naissance de ses sentiments pédophiles dans des souvenirs de jeunesse (inédits encore).
Lors de la Première Guerre mondiale, alors que les Pays-Bas restent neutres, Sandfort envisagea sérieusement de s'engager dans une armée étrangère. On ignore quels étaient les problèmes qu'il pensait résoudre de cette manière. Désespoir ? Naïveté ? On ne sait. Il renoncera finalement à ce projet.
Joop Sandfort reste donc en Hollande, peu armé pour affronter la vie. Dans les années vingt, Mme Tine Brouwer, devenue veuve alors qu'elle était jeune encore, recueille Sandfort qu'elle avait connu à La Haye. Pendant de longues années il a vécu sous son toit à Hilversum, près d'Utrecht.
Il était un observateur attentif de la nature. Il notait ses découvertes méticuleusement dans son journal, tout comme il tenait à jour le compte de ses rares revenus et petites dépenses : pains chauds ou timbres, il rendait compte de tout au centime près. Une autre passion de Sandfort était l'œuvre du sociologue américain Thorstein Veblen dont il avait traduit A Theory of the leisure class. Nous avons trouvé le manuscrit de cette traduction dans ses archives. Il a essayé de faire publier ce texte pendant toute sa vie, l'offrant à plusieurs éditeurs, écrivant des articles sur Veblen dans les périodiques sociaux-démocrates et anarchisants. Beaucoup plus tard, il demandait encore à des psychiatres de jeter un coup d'œil sur l'œuvre de Veblen. En 1974, bien des années après la mort de Sandfort qui intervint en 1959, l'ouvrage principal de Veblen fut publié en Hollande... dans une autre traduction !
Sandfort eut toute sa vie des problèmes d'argent : à l'époque où il traduisait Rabelais, dès qu'il avait fini une feuille de la traduction, il allait la porter chez son éditeur Schoonderbeek en échange d' un florin ! Dans son travail il était soutenu par le professeur de français de l'Université d'Utrecht, Piet Valkhoff, qui habitait également à Hilversum.
C'est sans doute Valkhoff qui a suggéré à la maison Mulder & Cie d'Amsterdam le nom de Sandfort pour la traduction de Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. L'éditeur, n'ayant aucune expérience dans le domaine littéraire, avait demandé conseil aux professeurs de langues romanes Valkhoff et Lopez Cardoze. Ceux-ci avaient été très impressionnés par le livre, qu'ils trouvaient néanmoins, comme beaucoup d'autres à l'époque, trop long. »

Michel Uyen et Peter Altena

Ce que l'on appelle à proprement parler le "questionnaire" est un ensemble de demandes d'éclaircissement envoyé à Louis-Ferdinand Céline par son traducteur. Sandfort a lui-même numéroté ses trente-trois envois sur lesquels il avait laissé un espace vierge après ses questions pour les réponses de l'auteur. Le fac-similé de ces échanges est enrichissant à plus d'un titre. Céline est lapidaire, un peu comme si il ne croyait pas vraiment à l'intérêt de cette traduction. En voici quelques exemples :








mardi 5 juin 2018

Une légende, une vie Louis-Ferdinand Céline Emission du 3 septembre 1976 sur Antenne 2



Une légende, une vie Louis-Ferdinand Céline 
Emission du 3 septembre 1976 sur Antenne 2 présentée et annoncée dans Télé 7 jours du 28 août 1976


Louis-Ferdinand Céline, une légende, une vie 
Documentaire de 1976 réalisé par Claude-Jean Philippe et
Monique Lefevre. 
Vous pourrez y entendre le Dr Wuillemin,
François Gibault, Eliane Bonabel, Michel Simon, Arletty,
Raphaël Sorin, le Pasteur Löchen et Philippe Sollers.


En lisant Voyage au bout de la nuit j'ai reçu comme un coup de poing en pleine figure (Gaétan Picon)
Quand la presse parlait de Céline sans haine… mais avec lucidité.
Dernières Nouvelles d'Alsace DNA vendredi 3 septembre 1976

mercredi 30 mai 2018

Saint-Céline par Bertrand Poirot-Delpech dans Le Monde des livres du 17 décembre 1976



Saint-Céline par Bertrand Poirot-Delpech

Le Monde des livres du 17 décembre 1976


Impressionné par le foisonnement des études autour de Céline, le feuilletoniste et futur académicien se livre à un bel exercice de style et de synthèse, réhabilitant Céline contre sa famille littéraire et journalistique… 

«Léon Daudet avait raison : Céline est bien le contemporain capital. Peut-être même le plus grand écrivain du siècle, au regard du siècle ; le seul, en tout cas, à avoir mis en littérature la langue rebelle des opprimés !  […]
Depuis quelques années, l'intuition et le mimétisme cèdent la place à une exégèse universitaire dont le maître se serait sûrement gaussé, comme il  le faisait de tout savoir appliqué à l'art, mais qui cernent mieux le secret de son fameux «rendu émotif».  […]
Si la nouvelle génération de commentateurs ne juge plus rédhibitoires les aberrations racistes de Bagatelles pour un massacre et des Beaux draps, ce n'est pas au nom du temps qui efface les crimes, mais de l'attirance constante de Céline pour tout ce qui le met dans son tort et lui confirme la «vacherie humaine».    […]
Cette jubilation de la mouise vient d'un masochisme inné, mais elle n'aurait pas tourné au délire sans l'acharnement du du destin à l'encourager…   […]
Quand l'expérience de l'humiliation ne suffit plus, Céline invente des persécutions, visionne l'arrivée des Chinois à Cognac. Tout plutôt que de faire confiance à la vie, à l'histoire, aux hommes, à l'amitié même – ce «pire côté» de l'existence ! Montrer que partout règnent l'absurde, la cruauté, l'hypocrisie, le néant ! La vie et la création : autant de mensonges grotesques. Seul le silence de la mort est vrai, dans l'ordre. Mourir ou mentir : il n'y a pas de milieu.   […] 
Ce nihilisme frénétique qu'on croyait sans faille, les nouveaux lecteurs de Céline tendent à y voir l'écran pudique d'une leçon moins noire qu'on ne l'a dit.  […]
Céline ne crie pas seulement au scandale métaphysique. Il rend la société responsable de notre organisation concentrationnaire, de l'exploitation des faibles, de la sur-consommation – déjà ! – des besoins artificiellement créés, des étalages obscènes et des rêves de pillage ou de saccage qui s'ensuivent.  […]
Les latinismes, les grands mots à majuscules, les subjonctifs, les vestiges de beau langage restent indispensables, comme emblèmes de la société exécrée et repoussoirs bouffons, afin que sa prose nouvelle joue à plein son rôle subversif. […]
…l'irruption de Céline dans le roman des années 30 ne pose pas seulement le droit à une esthétique sauvage. Elle constitue une révolte lyrique contre toutes les significations consacrées et s'enracine résolument dans la marge du code admis. Le langage populaire lui-même n'est utilisé que comme vieille tradition anti-sociale et rhétorique clandestine de la revanche de classe. Les emprunts au lexique argotique ne dépassent pas 1% du vocabulaire. C'est toute la syntaxe qui entre en rébellion  […]
On ne compte plus les inventions que lui doit le roman contemporain…  […] les grands héritiers de Miller à Kerouac, de Sartre à Becket et Jean-Luc Godard, les milliers d'apprentis qui «fouillassent dans le même sens» de la débine, oubliant – car il n'y a pas de justice, décidément – que payer ne suffit pas, qu'il y faut aussi… du génie. 
Céline, Artaud, Genet : trois martyrs sans lesquels l'écriture fanfreluche aurait ignoré la violence de notre civilisation ; trois saints désormais ineffaçables du calendrier littéraire.










samedi 26 mai 2018

Le Vigan par Céline dans Les Cahiers de la cinémathèque (de Perpignan)



Les Cahiers de la cinémathèque, dans leur numéro 8 (4e trimestre 1972) consacré au Cinéma de Vichy, laissait une place à Le Vigan par Céline. Cette rubrique intitulée Les romanciers et le cinéma est un montage de textes établi et présenté par Pierre Guibert à partir d'apparitions de l'acteur dans la "trilogie de l'exil" (D'un Château l'autre, Nord et Rigodon).
Les Cahiers de la cinémathèque, la plus ancienne revue française d'histoire du cinéma, d'abord animée en famille par Marcel Oms, était édité par Les Amis du cinéma de Perpignan et la Cinémathèque de Toulouse avant d'être reprise jusqu'à 2009 par l'Institut Jean-Vigo.